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26 août 2016

L'adoption, tome 1 : Qinaya [Zidrou et Arno Monin]

Les auteurs : Après le gros coup de cœur qu'a été Lydie, je me suis davantage penchée sur les réalisations de Zidrou. On le retrouve ici au scénario, en association avec Arno Monin pour les dessins.

L'histoire : Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.

Mon avis : Comme je m'y attendais, c'est un nouvel album très touchant que nous livre ici Zidrou et Monin. La première chose qui frappe, c'est le trait et les couleurs : les teintes sont douces et riches, le dessin tout en rondeur servent merveilleusement le propos de l'apprivoisement.

Car pour une fois, c'est le point de vue du grand-père sur l'adoption qu'on nous propose. Qinaya est assez en retrait, ne parlant pratiquement pas, mais tout passe par ses grands yeux et son visage très expressif. Les silences et les regards sont riches en échange avec papy Gabriel, ce vieux bourru qui, assez rétif à accueillir cette étrangère dans la cellule familiale, va se laisser totalement conquérir par les charmes de l'enfant. À la fois réflexion sur l'adoption donc, mais aussi sur la vie du troisième âge, les liens entre les générations et l'acceptation de la différence, cet album finit sur un retournement qui nous laisse pantois et en attente du deuxième volet de ce diptyque. Vite, vite !

Planche de L'adoption, tome 1 : Qinaya, de Zidrou et Monin (clic pour voir en plus grand)


L'histoire est touchante, forcément vu le sujet abordé, mais Zidrou arrive aussi à faire preuve de beaucoup d'humour, sans éviter pour autant de dénoncer sévèrement quelques idées préconçues. La bande des Gégés fait forcément penser aux Vieux fourneaux de Lupano et Cauuet. Les personnages, après un premier abord caricatural, sont beaucoup plus complexes qu'il n'y paraît. Loin de la perfection, ils se construisent petit à petit, gagnent en profondeur, imparfaits donc très réalistes. Une tendresse entre chacun se dessine de case en case et emporte totalement le lecteur dans la magie de cet album.

Une vraie réussite.
L'adoption, tome 1 : Qianaya, de Zidrou et Arno Monin
Éditions Grand Angle
Mai 2016

24 août 2016

La tortue rouge, de Michael Dudok de Wit

Film d'animation franco-belgo-japonais de Michael Dudok de Wit, sorti le 29 juin 2016.

L'histoire : À travers l’histoire d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux, La Tortue rouge raconte les grandes étapes de la vie d’un être humain.

Mon avis : De ce film, je ne savais quasiment rien, si ce n'est que le bouche à oreille le décrivait comme une vraie merveille. Et il faut dire que c'en est une !

Pour un premier long métrage, Michael Dudok de Wit a frappé très fort. Je ne connais rien de son travail préalable en format court, mais les studios Ghibli avaient été fascinés puisque ce sont eux qui sont allés le chercher pour lui donner carte blanche dans la réalisation de ce chef d’œuvre. Oui, j'ose le mot.

La tortue rouge est un petit bijou de poésie, d'ode à la nature, aussi bien animale qu'humaine, dans ses forces et dans ses faiblesses. Avec délicatesse, le réalisateur trace le portrait d'un homme échoué qui va apprendre à vivre en passant par toutes les étapes pour se reconstruire : colère, renoncement, acceptation de soi et de l'autre... Le tout sans qu'un seul mot soit prononcé. Le rapport de l'homme à la nature, à l'amour, à la vie tout simplement est merveilleusement décrit, par la simple force du dessin et de l'animation. Car sous une apparente simplicité, c'est d'une richesse incroyable. C'est beau et ça émeut terriblement. J'en suis ressortie bouleversée, peut être sans trop savoir pourquoi, juste par la magie de la réalisation.

J'en dis volontairement peu, car il serait bien dommage de gâcher la surprise. Mais foncez le voir, sans vous poser de question, installez vous et laissez vous porter. L'alliance entre les talents européens et les studios Ghibli a accouché d'une merveille.

22 août 2016

Là où les lumières se perdent [David Joy]

L'auteur : David Joy est un auteur américain, né en Caroline du Nord en 1983. Là où les lumières se perdent est son premier roman, le deuxième est déjà en cours.

L'histoire : Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui fait peur, un nom qui fait baisser les yeux. Plus qu’un nom, c’est presque une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charly McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable. Amoureux de son amie d’enfance, Maggie, Jacob préfère garder ses distances. Il est le dauphin, il doit se faire craindre et respecter. Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se trouve confronté à un dilemme : doit-il prendre ses responsabilités et payer pour ses actes ou bien suivre la voie paternelle ? Alors que le filet judiciaire se resserre autour de lui, Jacob a encore l’espoir de sauver son âme pour mener une vie normale avec Maggie. Mais cela ne pourra se faire sans qu’il affronte son père, bien décidé à le retenir près de lui.

Mon avis : Jacob aimerait échapper à la voie toute tracée qui est la sienne, celle de seconder son père dans ses activités mafieuses avant, peut être, de prendre sa succession. Il n'en a pas envie, d'autant que cela l'éloigne de Maggie, son amie d'enfance qu'il ne peut oublier. Il a bien essayer pourtant de l'éloigner pour ne pas l'entraîner avec lui. C'est pourtant Maggie qui lui donne l'envie de trouver une autre voie. Celle qui s'ouvrira n'est pas celle qui était attendue.

Il y a du Ryan Gattis dans l'écriture de David Joy. La même aptitude à décrire la destinée, une lutte pour revenir à des valeurs plus morales lorsqu'on est dans un contexte qui vous tire toujours plus vers une délinquance de plus en plus forte. Ici aussi, la lumière plombante et la chaleur baignent tout dans cette région, mêmes les moments les plus sombres, même les actes les plus abjects et rendent une ambiance oppressante au possible.

À la fin de ma lecture, pourtant, je ne suis pas sûre de savoir ce que j'ai lu. Car Six jours de Ryan Gattis en dit tellement plus (dans un autre contexte). Il manque à David Joy une réflexion plus profonde, un peu plus extérieure à son personnage principal. À tout centrer sur Jacob, l'auteur en oublie d'autres possibilités. Ça permet certes de bien développer la complexité des sentiments qui habitent le jeune homme mais j'ai trouvé ça dommage. À aucun moment on ne sent une vraie lueur d'espoir. Tout est trop noir et, comme Jacob, le lecteur est vite convaincu qu'il n'y a aucune échappatoire possible.

Un bémol donc, pour une belle écriture toutefois et un auteur à suivre.

Merci à Netgalley et aux éditions Sonatine pour cette lecture qui sort en librairie le 26 août.

"Je me disais que certaines âmes n'étaient pas dignes d'être sauvées.
Il est des âmes auxquelles même le diable ne veut rien avoir affaire."

Là où les lumières se perdent, de David Joy
Traduit par Fabrice Pointeau
Sonatine pour Kindle
Août 2016

19 août 2016

Tu mourras moins bête [Marion Montaigne]

L'auteur : Marion Montaigne est une auteur et illustratrice de bandes dessinées, née en avril 1980. Elle est l'auteur du blog Tu mourras moins bête.

L'histoire : Si vous avez toujours rêvé de manier le sabre laser ou de rétrécir vos gosses, réveillez-vous : le cinéma, c'est pipeau et compagnie !

La célèbre Professeure Moustache épluche pour vous les aberrations scientifiques qui peuplent vos films et séries préférés.

La science, ce n'est peut-être pas du cinéma, mais avec la Prof Moustache, c'est terriblement drôle !

Mon avis : Et voilà encore une série dont j'avais beaucoup entendu parler, tirée d'un blog que je ne fréquente pas ! Ce qui me freinait : le dessin, que je trouve affreux. Et soyons honnête, je continue à le trouver affreux. Sauf que, j'ai réussi ici à passer outre. Il m'aura fallu pour cela deux, trois histoires pour me mettre vraiment dans l'ambiance. Mais une fois bien lancée et installée dans les anecdotes, c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai suivi cette Professeure Moustache m'expliquer toutes les incongruités des films d'action, de science-fiction ou des séries télé.

J'ai apprécié les explications scientifiques mises à la portée de tout un chacun. J'ai souri aux aberrations qui m'étaient déjà apparues, ri franchement à d'autres. Non, le sabre laser de Star Wars ne pourra jamais exister ! Armageddon n'est pas un film crédible pour deux sous. Les experts sont un ramassis d'âneries. Avec beaucoup d'humour, l'auteur nous renvoie à notre crédulité et sait trouver les exemples qui font mouche.

À quand le sabre laser, Tu mourras moins bête tome 1

Marion Montaigne s'amuse visiblement et amuse son lecteur. Une réussite donc. Et j'avais bien l'intention de découvrir les autres tomes !
J''ai donc continué la série avec les trois autres tomes. Le deuxième d'abord, centré sur les problèmes médicaux. Est-ce parce que le sujet m'intéresse moins sur le deuxième ? Parce que l'auteur se prête davantage à des digressions scatologiques ou sexuelles ? J'ai moins apprécié ces suites, que j'ai globalement trouvé moins précises et moins intéressantes. Par exemple, les incursions de l'auteur pour relancer l'intérêt du lecteur ne m'ont pas convaincue.

Cependant, dans les troisième et quatrième, plus variés dans les sujets abordés, j'ai vraiment été très intéressée, selon les chapitres, et n'ai pas manqué de rire plus d'une fois.Comme pour cette planche ci-dessous, expliquant pourquoi les "ados sont mous".

Des albums agréables et instructifs, et qui fleurent parfois bon la nostalgie pour les trentenaires élevés avec "Il était une fois la vie", et des traits d'humour qui font mouche. A découvrir pour tout ceux qui se posent encore des questions sur le fonctionnement de l'univers !


Pourquoi les ados sont mous, page 167 - Marion Montaigne
Tu mourras moins bête tome 1 : la science, c'est pas du cinéma, de Marion Montaigne
Ankama Éditions
Octobre 2011

17 août 2016

Comme des bêtes, de Yarrow Cheney, Chris Renaud

Film d'animation américain de Yarrow Cheney et Chris Renaud sorti le 27 juillet 2016, avec les voix de Philippe Lacheau et François Damiens.

L'histoire : La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.

Mon avis : Voici la nouvelle production des studios Illumination, qui ont produit les Minions qui m'avait bien plu. Ici, direction les appartements new-yorkais pour découvrir ce que font nos animaux de compagnie une fois que nous quittons notre domicile et les laissons seuls. Les décors sont magnifiques et les couleurs éclatantes de vie, un vrai régal pour les yeux. Et Max, le petit chien et héros de l'histoire, va voir sa vie chamboulée par l'arrivée de Duke, ce qui amène une aventure très rythmée et qui se suit agréablement.

La galerie des animaux de compagnie est très riche, allant du classique chien ou chat à des espèces plus exotiques comme les serpents ou les lézards en tout genre. J'ai tout de même eu une grosse préférence pour les gags les mettant en scène dans leur appartement, passage trop court à mon goût. Chloé, grosse chatte snobinarde qui se moque des chiens devenant dingo devant un papillon quand elle même ne peut pas résister à un point lumineux qui bouge m'a beaucoup amusée.

Ça s'adresse aussi bien aux petits qu'aux grands. C'est plein d'humour et de bons sentiments, mais il n'y a guère d'émotion. Dommage encore une fois que les scénaristes n'osent pas plus, ne prennent pas plus de risque car tout cela reste un peu trop conventionnel. Le seul message qu'on pourra y trouver, peut être un peu trop en filigrane, est celui des animaux abandonnés par leurs maîtres. Ce n'est après tout pas complètement inutile en pleine période estivale où les abandons sont généralement en hausse.

Comme des bêtes est donc un bon film d'animation, un agréable divertissement, qui ne prête guère à conséquence.

15 août 2016

Le manuscrit perdu de Jane Austen [Syrie James]

L'auteur : Syrie James est une américaine, scénariste de séries puis romancière, spécialisée dans la fiction historique.

L'histoire : Lors d'un voyage à Oxford, Samantha McDonough achète un vieux livre dans lequel se cache une lettre évoquant un manuscrit "qui a disparu à Greenbriar, dans le Devon". L'auteur de cette missive, elle en est sûre, ne peut être que Jane Austen ! Elle se rend à Greenbriar et demande au séduisant maître des lieux, Anthony Whitacker, de le chercher avec elle. Lorsqu'ils découvrent les feuillets, ils sont immédiatement absorbés par la lecture de ce roman inédit. Au fil des pages, tous les deux vont alors écrire leur propre histoire...

Mon avis : Comme beaucoup, j'aime énormément les romans de Jane Austen. Mais je ne lis que très rarement de littérature para-austenienne car les écrivains modernes sont peu souvent à la hauteur de leur célèbre modèle. Dernier exemple en date, j'avais été passablement déçue par Une saison à Longbourn de Jo Baker. De temps en temps cependant, je me laisse tenter par un avis positif. C'est le cas pour ce roman-ci chroniqué par Léa Touch Book.

Ici, il s'agit d'un pastiche. Syrie James prend le prétexte d'un manuscrit que l'auteur aurait perdu au cours d'un de ses voyages pour écrire "à la manière de". Ce qui est dommage c'est d'avoir fait passer totalement au second plan l'histoire de Samantha, la jeune documentaliste qui va se lancer à la recherche de ce manuscrit. Sa relation avec Anthony tombe dans la mièvrerie la plus totale et n'a aucun intérêt. Et l'auteur va vite en besogne pour lui faire trouver l'objet de sa convoitise. Par contre, toutes les explications autour de Jane Austen, issue de la connaissance très documentée de Samantha, sont enrichissantes pour le lecteur - devrais-je dire la lectrice ? - qui en apprendra un peu plus sur l'auteur.

Concentrons nous maintenant sur ce fameux manuscrit. Syrie James excelle à nous faire revivre l'ambiance d'antan. Le lecteur se plonge avec délice dans cette atmosphère surannée de l'Angleterre sous George III. Elle semble avoir également fait un gros travail car la construction du récit est très proche des six romans de Jane Austen. Les personnages sont bien pensés et utilisés.

Il manque cependant une vraie profondeur au récit, le côté étude de mœurs qui fait, bien au-delà de la romance, tout le sel de l’œuvre de Jane Austen. On reste bien trop en surface, on se limite à des gentils et des méchants, sans demie-mesure. Rebecca, le personnage principal, n'a aucun défaut et n'a aucun travail sur elle à fournir, loin des héroïnes austeniennes habituelles (exception faite peut être d'Elinor Dashwood).

Il n'empêche que le roman est plaisant et que Syrie James jongle avec habileté entre deux styles bien différents. J'en suis ressortie avec une furieuse envie de ressortir Persuasion.

Le manuscrit perdu de Jane Austen, de Syrie James
Traduit par Luc Rigoureau
Milady
Novembre 2015

12 août 2016

La colline aux coquelicots [Chizuru Takahashi et Tetsuro Sayama]

Les auteurs : Japonais tous les deux, Tetsuro Sayama est le scénariste et Chizuru Takahashi est la dessinatrice.

L'histoire : Depuis que son père marin a disparu et que sa mère doit souvent partir à l'étranger, la jeune Umi s'occupe seule de ses cadets, de la maison, et des étudiants à qui elle loue des chambres. Pas facile d'avoir du temps pour soi et pour rêver à l'amour...

Mon avis : En 2012, j'étais allée au cinéma voir La colline aux coquelicots, l'anime adapté par les studios Ghibli de ce manga. C'est avec ces images en tête que j'ai découvert l'histoire originelle. Et tout de suite constatée de grosses différences.

D'abord, si les liens entre les personnages sont bien respectés, les anecdotes qu'ils vivent elles sont totalement revues, puisqu'elles tournent autour de soucis financiers (dans l'anime, il s'agit de sauver un vieux bâtiment). C'est qu'ici, on est loin de l'entente immédiate entre Umi et Hokuto. Les deux protagonistes se cherchent et il faut du temps pour que la romance s'installe entre eux. Mais ils sont très attachants, chacun à leur façon : lui maladroit et roublard, elle avec son caractère bien trempé.

L'humour est présent et relève le scénario qui parfois manque d'originalité. La partie dramatique quant à elle me semble totalement râtée car l'attachement entre Umi et Hokuto n'est pas assez évident dans les planches précédentes pour qu'on puisse réellement ressentir la douleur de la séparation qui touche la jeune fille.

Au-delà de l'histoire principale cependant, ce manga propose aussi une vraie réflexion sur la place de la femme, de l'orphelin et des liens fraternels qui garantissent l'union de la cellule familiale, ou encore du monde étudiant de l'époque.

Le graphisme est dans la pure tradition des shojo (manga pour jeunes filles) des années 80. La jeune fille a de grands yeux, les personnages secondaires peuvent parfois être complexes à distinguer les uns des autres, des traits qui parfois se simplifient à l'extrême... Peu importe, il faut un petit temps d'adaptation mais le lecteur est rapidement happé par l'histoire.

La colline aux coquelicots, planche (clic pour voir en plus grand)

Bref, un classique à lire si vous en avez l'occasion. Je garde ma préférence à l'anime cependant.

La colline aux coquelicots, de Chizuru Takahashi et Tetsuro Sayama
Traduit par Yuki Kakiichi
Delcourt
Janvier 2012

10 août 2016

Amsterdam #3

Troisième et dernier rendez-vous pour vous parler de mon séjour à Amsterdam. Cette fois, place à la nature et à la verdure.

En dehors des canaux et des ponts qui les enjambent, les Pays-Bas sont connus pour les tulipes ! Nous avons pu en voir quelques unes autour des musées, mais pas tant que ça bizarrement. C'est surtout sur le chemin du retour, dans la campagne, que nous avons vu, d'abord de loin, de grands champs colorés vifs, en ce demandant ce que c'était tellement les couleurs pouvaient aller du rouge sang au bleu en passant par un jaune canari. En se rapprochant, ce sont bien des fleurs, bien alignées, toutes jolies.



Mais revenons à Amsterdam, en plein cœur de la ville. Comme à Bruges, il y a un béguinage, lieu où vivent des femmes en communauté, avec des maisons en cercle autour d'une cour et d'un jardin, et bien sûr d'une église. Ici, il faut bien regarder pour la trouver cette église, tant elle est discrète, car ces femmes ne pouvaient pas exercer leur religion librement. Ce lieu respire donc la quiétude et serait extrêmement silencieux si les touristes ne venaient, par leur va et vient et leurs discussions, perturber la quiétude. L'entrée du béguinage est heureusement assez discrète, simplement signalée par un bas-relief depuis la rue extérieure.




Bien sûr, on trouve à Amsterdam un marché aux fleurs. En guise de fleurs, attendez vous surtout à trouver des bulbes et beaucoup de babioles attrape-touristes. L'occasion de faire quelques cadeaux, certes, mais rien de bien local, car les habitants n'achètent pas là. On est loin du marché aux fleurs et aux oiseaux Cité en plein Paris (je ne sais pas si les parisiens y font leurs emplettes mais en tout cas on y voit des plantes).



Pour terminer et profiter un petit peu, nous avons choisi le Vondelpark pour nous poser quelques instants. Un des parcs de la ville, parfait pour faire une ballade à vélo où se poser pour un pique-nique, ce que ne manque pas de faire amis et familles. Certains apportent les barbecues, d'autres la musique, et se posent dans l'herbe, entre les différentes allées qui tournicotent autour de bassins et d'îlots. Ça m'a fait penser au Kungsträdgården à Stockholm : un parc très joyeux et vivant. Parfait pour terminer notre séjour.